
Le rajeunissement de l’âge moyen d’initiation aux différentes substances psychoactives (11 ans pour l’alcool, 12 ans pour le tabac, 14-15 ans pour le cannabis) est l’une des tendances récentes les plus préoccupantes. Or il est établi que, plus le démarrage des consommations est précoce, plus les risques ultérieurs de dépendance sont importants.
En outre, l’évolution des niveaux de consommation de cannabis a peu à peu transformé un phénomène marginal en une pratique quasi-normalisée. C’est pourquoi la priorité en matière de prévention doit être d’éviter les entrées en consommation de drogues.
Dans cette perspective, le plan préconise de mettre en œuvre une politique de prévention globale comportant notamment :
des campagnes d’information pérennes sur les conséquences sanitaires et juridiques des consommations ;
des actions de prévention en milieu scolaire, périscolaire et étudiant mobilisant les intervenants du milieu éducatif mais aussi des acteurs issus d’autres secteurs (santé, justice, gendarmerie, police) ;
des actions de prévention en direction des adultes, sur les usages de produits et les conduites addictives, afin de leur donner confiance dans leur capacité et leur légitimité à intervenir auprès des jeunes, et en particulier de leurs enfants
des actions de prévention spécifiques à destination des milieux professionnels ;
la systématisation de la réponse judiciaire à l’usage illicite de drogues, par le biais des stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants prévus par la loi relative à la prévention de la délinquance du 5 mars 2007 ;
des mesures destinées à réduire l’accessibilité des boissons alcoolisées de manière significative pour les consommateurs les plus jeunes et les plus vulnérables : interdiction de l’offre et de la vente d’alcool aux mineurs de moins de 18 ans, mesures visant à contrer certaines stratégies déployées pour fidéliser ce public vulnérable mais également actions d’éducation à la santé et de sensibilisation au risque routier.
Dans le champ de l’application de la loi, le plan vise à conduire une action résolue pour diminuer l’offre de drogues illicites de manière significative, notamment par la mutualisation et le partage des moyens de lutte.
Enfin dans le champ du Soins, de l’insertion sociale et de la réduction des risques le plan national vise à intensifier et diversifier la prise en charge sanitaire et sociale des usagers de drogues, en ciblant les populations exposées et vulnérables.
On trouvera ci-après le plan national détaillé et sa déclinaison 2009-2011 pour le département de l’Ain qui reste ouverte aux propositions, aux contributions, aux expériences, aux témoignages des opérateurs éducatifs, sociaux, sanitaires ou répressifs jusqu’au 30 mai 2009, aux fins d’examen par le comité de pilotage interministériel de la lutte contre la drogue et la toxicomanie du département de l’Ain avant sa validation par Madame la Chef de projet en la matière, directrice de Cabinet de Monsieur le Préfet de l’Ain, au 30 juin 2009 au plus tard.
Les contributions avec toutes les coordonnées des personnes et des institutions qui en seront les auteurs sont à adresser par voie électronique à l’attention de Monsieur Xavier HARMEL, conseiller jeunesse auprès de Monsieur ROUX, coordinateur général MILDT avant le 30 mai 2009.